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Simulateur de rentabilité locative : brut, net, net-net et cashflow
Photo : Micheile Henderson / Unsplash
Guide Publié le 22 juin 2026 Mis à jour le 22 juin 2026 ← Tous les guides

Simulateur de rentabilité locative : brut, net, net-net et cashflow

Avant de recommander un bien à un investisseur, l'agent doit être capable de simuler le rendement brut, net, net-net et le cashflow mensuel. Ce guide détaille les formules, la fiscalité LMNP et les pièges (vacance, DPE, charges) pour un conseil locatif crédible.

En bref : Rendement brut = loyer / prix · net = charges déduites · net-net = fiscalité incluse · LMNP micro vs réel · cashflow = loyers − crédit − charges − impôts.

Rendement brut locatif

Le rendement brut est le calcul le plus simple — et le plus trompeur s'il est présenté seul :

Formule : Rendement brut (%) = (Loyer annuel hors charges / Prix d'acquisition total) × 100

Le prix d'acquisition total inclut : prix du bien, frais de notaire, frais d'agence acquéreur le cas échéant, travaux immédiats.

Exemple : studio 120 000 € + 10 000 € notaire = 130 000 €. Loyer 650 €/mois → 7 800 €/an. Rendement brut = 7 800 / 130 000 = 6,0 %.

En zone tendue (Paris, Lyon, Bordeaux centre), le brut tourne souvent autour de 3-4 %. En province sur petites surfaces, 6-8 % reste observable — avec des risques de vacance et de travaux plus élevés.

Rendement net

Le rendement net déduit les charges non récupérables sur le locataire :

Formule : Rendement net (%) = (Loyer annuel − Charges annuelles) / Prix total × 100

Reprenons l'exemple : charges 1 800 €/an → revenu net 6 000 € → rendement net = 6 000 / 130 000 = 4,6 %.

Rendement net-net (après impôt)

Le net-net intègre la fiscalité. Deux grands régimes pour l'investisseur particulier en location nue :

Impôt sur le revenu + prélèvements sociaux (17,2 % ou 7,5 % selon statut) s'appliquent sur le revenu imposable. Un TMI à 30 % transforme rapidement un net de 4,6 % en net-net proche de 3 %.

Seul un expert-comptable ou simulateur fiscal certifié peut trancher micro vs réel pour un client donné. L'agent immobilier présente des ordres de grandeur, pas un conseil fiscal personnalisé.

LMNP : micro-BIC vs régime réel

La location meublée non professionnelle (LMNP) attire les investisseurs pour :

Régime Condition Avantage Limite
Micro-BIC classique Recettes < plafond (vérifier barème en vigueur) Abattement 50 % forfaitaire Pas de déduction charges réelles
Micro-BIC tourisme Locations meublées tourisme classées Abattement 71 % (sous conditions) Statut et classement obligatoires
Régime réel Option ou dépassement plafond Charges, intérêts, amortissement Comptabilité, expert-comptable

En régime réel LMNP, l'amortissement peut créer un « déficit fiscal » apparent les premières années : cashflow négatif sur le papier mais neutralité fiscale. L'investisseur averti regarde le cashflow réel et la revente (plus-value, reprise amortissements).

Cashflow mensuel

Le cashflow répond à la question : « Combien ce bien me coûte ou me rapporte chaque mois une fois le crédit payé ? »

Formule simplifiée :

Cashflow = Loyers encaissés − Mensualité crédit − Charges − Impôt mensualisé − Provision vacance/travaux

Exemple avec crédit : achat 130 000 €, apport 20 000 €, emprunt 110 000 € sur 20 ans à 3,5 % → mensualité ~637 €. Loyer 650 €, charges nettes 150 €/mois, impôt lissé 80 € → cashflow ≈ −217 €/mois.

En zone tendue, un cashflow légèrement négatif reste courant : l'investisseur parie sur l'appréciation du capital et l'amortissement du crédit. Votre rôle : rendre ce pari explicite, pas le masquer derrière un brut flatteur.

DPE et travaux dans la simulation

Un logement F ou G impose :

Intégrez les travaux dans le prix total et simulez le loyer post-rénovation (meilleure classe = meilleure attractivité). Croisez avec les comparables DVF des biens rénovés du secteur pour valider le loyer cible.

Check-list avant de conseiller un investisseur

  1. Prix total acquisition (notaire inclus) ;
  2. Loyer marché (annonces + DVF implicite) ;
  3. Charges copropriété et taxe foncière ;
  4. Financement : apport, taux, durée, assurance ;
  5. Régime fiscal envisagé (orientation expert-comptable) ;
  6. DPE et calendrier travaux ;
  7. Vacance et gestion ;
  8. Scénario revente à 5-10 ans.

ImmoSignal fournit les comparables DVF et le DPE pour alimenter ces simulations ; le reste relève du dialogue client et de ses conseils patrimoniaux.

Simulez rentabilité et cashflow avec les data ImmoSignal.

Essai gratuit 1 mois

Questions fréquentes

Quelle différence entre rendement brut et net ?

Le rendement brut = (loyer annuel / prix d'achat) × 100. Le rendement net déduit charges non récupérables, taxe foncière, assurance PNO, frais de gestion et vacance locative. Le net-net intègre en plus la fiscalité (IR, prélèvements sociaux ou impôt sociétés).

LMNP micro-BIC ou régime réel : que recommander ?

Le micro-BIC (abattement 50 % ou 71 % selon le type de location meublée) convient aux petits revenus locatifs sans charges lourdes. Le réel est pertinent si les charges (intérêts, travaux, amortissement) dépassent l'abattement. Orientez vers un expert-comptable pour trancher.

Faut-il inclure le DPE dans le calcul de rentabilité ?

Oui. Un logement F ou G implique travaux obligatoires, risque de vacance si non louable, et décote à la revente. Intégrez le coût des travaux et les aides (MaPrimeRénov') dans le cashflow sur 5 à 10 ans.

Qu'est-ce qu'un cashflow positif ?

C'est lorsque les loyers encaissés couvrent mensuellement crédit, charges et impôts avec un surplus. En zone tendue, le cashflow est souvent neutre ou légèrement négatif : l'investisseur mise sur la plus-value et l'amortissement du crédit.